Parce que ma vie est multiple

Par le passé j’ai créé différents blogs sur différents sujets. Aujourd’hui j’ai décidé de tout regrouper au même endroit … ainsi si vous voyez apparaitre de nouveaux articles antérieurs à 2025, c’est que je les ai récupérés d’ailleurs …

Challenge 4: les bonshommes de neige – Les textes

Voici mon texte pour la quatrième semaine de ce Challenge, il s’agissait cette fois-ci de continuer l’histoire suivante (en italique le début du texte imposé) :

Il y a fort longtemps, les habitants d’une petite ville de montagne étaient sans cesse harcelés par une horde de bonshommes de neige géants qui semaient la terreur. Le sage du village, un très vieil homme qui parlait peu mais que tout le monde écoutait, finit par sortir de son silence: «Le chef de ces créatures qui vous persécutent ressemble étrangement à un enfant que j’ai connu dans ma jeunesse. Pour une raison mystérieuse n’aurait-il pas grandi comme tout le monde ? Ce serait bien là le diable ! »

Aussitôt les habitants dépêchèrent leurs meilleurs guerriers et les envoyèrent à la poursuite de ce mystérieux enfant. Ils repérèrent ses traces dans la neige et trouvèrent bien vite sa cachette. personne en vue. Ils entrèrent discrètement et examinèrent les lieux. Un étrange coffre attira leur attention, bien sûr il était fermé.
Dans le groupe, une forme s’avança. Il s’agissait de la sorcière Mérina. Baguette en avant, elle murmurait une formule incompréhensible. Le coffre se mit à trembler, et après quelques minutes de ce traitement, la serrure céda. Magnar, le chef de cette armée de fortune, souleva le couvercle. Il ne vit rien. Il se pencha un peu plus, les yeux bien au-dessus. « Rien, ce coffre est vide ! »
« Vous êtes sûr ? Des fois des choses sont là mais on ne les voit pas », cette voix était celle d’un petit lutin. Tous se mirent à rire.
« Si l’on ne voit rien c’est qu’il n’y a rien » rétorqua Magnar qui s’apprêtait à refermer le coffre. Mais le lutin se glissa rapidement à travers la foule et l’arrêta dans son geste. « Laissez-moi juste jeter un coup d’œil, vous n’avez rien à perdre. »
Le lutin passa sa main dans le coffre et sentit quelque chose. Une tige. Il la prit et la sorti du cofre. A la lumière du jour elle regagna ses couleurs, et petit à petit, devint visible de tous. Il s’agissait en fait d’une tulipe.
La sorcière s’approcha et observa la fleur en détail. « Elle semble aussi fraîche que si elle venait à peine d’être coupée et pourtant elle est probablement dans ce coffre depuis des années. C’est probablement d’elle que l’enfant tire son éternelle jeunesse et sa magie pour diriger les bonshommes de neige. »
Tous commencèrent à débattre sur le sort qu’il fallait réserver à cette fleur. Magnar trancha et ordonna de la remettre dans le coffre et de ramener l’ensemble au village. Dès leur arrivée le sage vint s’enquérir de leur découverte. Après concertation avec Mérina, décision fut prise de replanter la tulipe en terre afin que ses pouvoirs se dissipent dans tout le village et que plus personne ne puisse les convoquer à des fins personnelles.
Au contact de la terre les racines de la fleur commencèrent à repousser, très vite elles s’insinuèrent dans le sol et libérèrent leur magie. La neige se mit à fondre et le soleil brilla de plus en plus fort.
Un peu plus haut dans les montagnes, un jeune garçon vit le temps le rattraper. Sa peau se flétrit, ses cheveux blanchirent, ses forces s’amenuisèrent. Il entra au village, se faisant passer pour un voyageur fatigué. Tous l’accueillirent avec bienveillance, seul le vieux sage reconnu en lui cet enfant qu’il avait connu jadis. Il ne révéla pas son identité, lui accordant une seconde chance, mais garda tout de même un œil sur lui.
L’hiver suivant fut doux et calme, plus jamais ils n’entendirent parler de bonshommes de neige géants. Le village avait définitivement retrouvé sa sérénité.


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