Parce que ma vie est multiple

Par le passé j’ai créé différents blogs sur différents sujets. Aujourd’hui j’ai décidé de tout regrouper au même endroit … ainsi si vous voyez apparaitre de nouveaux articles antérieurs à 2025, c’est que je les ai récupérés d’ailleurs …

Voir, entendre, écrire 5: textes

« J’avais huit ans la première fois que mon père me fit découvrir cette étrange bibliothèque. C’est à ton tour, aujourd’hui, de pénétrer dans ce lieu merveilleux. Joyeux anniversaire mon fils. »
A peine eût-il finit de parler que la porte s’ouvrit, d’elle-même, comme si elle avait attendu cette phrase. Je levai les yeux vers mon père, moi aussi j’attendais un signal. Pas un mot, juste un regard. Alors je passais le seuil. La porte claqua derrière moi, j’étais seul. Devant moi, des étagères de livres délimitaient d’interminables couloirs. J’avançais et observais les rayons : poésie, aventure, histoire, sentimental,.. Rien de bien extraordinaire dans tout cela ! Je pris un livre au hasard. Une goutte d’eau s’écrasa sur le sol. Je levai les yeux au plafond aucune fuite visible. Mon regard revint sur le volume que j’avais en main: « L’ile au trésor ». Je l’ouvris en plein milieu, une vague m’aspergea le visage. Je le refermai et l’ouvris un peu plus loin. Du sable glissa le long de mon bras. Je reposais le livre, avançais dans le rayon, en attrapais un nouveau et l’ouvrais. Une flamme me fit roussir les sourcils. J’en échappais le bouquin. Je me pris vite au jeu : je courais de rayon en rayon, attrapais un livre, l’ouvrais au hasard, découvrais son univers et ses surprises, le reposais, en prenais un autre. Je ne sais combien de fois ce cycle recommença et combien d’ouvrages passèrent entre mes mains. Des dizaines, peut-être des centaines, jusqu’à ce que je trouve ce livre-là. Lorsque je l’eu en main, il refusa de s’ouvrir. Je l’observais, cherchant un mécanisme de blocage. Mais non, rien ne justifiait sa résistance. A ce moment la bibliothèque s’assombrit et la seule lueur encore visible émanait de la grande porte d’entrée. Elle m’appelait. Je me dirigeai vers elle, le livre à la main. A mon approche elle s’ouvrit, mon père m’attendait. Je jetai un dernier coup d’œil aux rayonnages, et sorti en serrant fort cet ouvrage contre moi.

Et vous, les images vous ont-elles inspirés ? (retrouvez la consigne d’écriture)


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